La toiture en bois était plus commune autrefois, particulièrement dans certaines régions comme les Alpes. On utilisait de longues planches posées verticalement ou horizontalement. Pour éviter une dégradation prématurée, on couvrait les planches de bois avec de la pierre ou du goudron. Cette façon de faire est périmée et la toiture en bois survit maintenant sous la forme de bardeaux de bois.

Autrefois le bardeau était refendu et on évitait le bois ayant des nœuds. Aujourd’hui le bardeau est confectionné à partir de planches sciées, ce qui lui confère une moins bonne qualité que jadis.

Toit en bois : les bardeaux de cèdre

Le toit en bois le plus recherché est sans aucun doute celui recouvert de bardeaux de cèdre. Une bonne circulation d’air sous les bardeaux prolongera la vie ce ceux-ci et un revêtement ajouré plutôt que plein sera indiqué. On retrouve deux types de bardeaux en bois de cèdre : Le premier est lisse et biseauté tandis que le second est rugueux et plus épais. Lors de la pose du second type, les bardeaux sont séparés par du papier bitumé.

Comme la plupart des matériaux, il existe une variété de différentes qualités pour le bardeau de bois en cèdre. Certains fabricants offrent un bardeau prétraité à l’arséniate de cuivre mais ce traitement est à éviter en raison de ses effets nocifs sur la santé et l’environnement. De toute façon le bardeau de cèdre résiste très bien aux pluies et si il est non-traité, il grisonnera avec le temps, ajoutant encore plus de beauté à votre demeure.

Le cèdre (thuya) n’est pas le seul type de bois utilisé pour les bardeaux de toiture. On retrouve également du sapin, du chêne et du châtaignier.

La charpente en bois

La charpente est l’ossature qui porte l’ensemble des matériaux qui forment la surface d’un toit. Le toit supporte non seulement sa propre charge mais en plus la charge de la neige. La charpente est soumise aux pressions descendantes du vent tandis que son ancrage est soumise aux pressions ascendantes du vent, d’où l’importance d’une charpente solide et bien réalisée.

Dans les régions plus froides susceptibles d’être soumises aux tempêtes de neige, la tendance favorisait les toits aux versants abrupts pour éviter les accumulations de neige. Dans les régions plus chaudes, on penchait plus pour des toitures à pente faible. Avec les techniques modernes, ces schèmes de pensée ont été délaissés. Autrefois, les charpentes des maisons n’étaient pas conçues pour être vues mais pourtant aujourd’hui ces mêmes charpentes de maisons anciennes offrent un cachet inégalé au niveau décoratif et esthétique.

Dans les charpentes traditionnelles, c’est à dire les toitures à deux pans, on distingue deux principales composantes :

Entrait

  • Pièce horizontale de la charpente
  • Relie les deux arbalétriers à la base
  • Travaille en traction
  • Supporte le poids de la couverture
  • Au Québec, on emploie le mot solive

 Arbalétrier

  • Pièce inclinée de la charpente
  • Repose sur les murs porteurs de la maison
  • Travaille en flexion
  • Au Québec, on emploie le mot chevron

Le bois est le matériau de prédilection car il est relativement léger et les assemblages en font un ensemble robuste. Mais en général les points faibles dans les charpentes de bois sont les assemblages. Dans une charpente, il s’agit de répartir les charges pour éviter les torsions qui pourraient affaiblir les assemblages.

Inconvénients de la charpente en bois

La charpente en bois est exposée directement ou indirectement à la pluie et au soleil. La chaleur et l’humidité peuvent causer des déformations qui pourraient conduire à la pourriture de l’ossature. Une tuile brisée pourrait causer une infiltration d’eau, qui amènerait des champignons qui attaqueraient le bois de la charpente.

Le bois reste toujours un matériau vivant et il se contracte quand il sèche, et se dilate quand il est exposé à un taux élevé d’humidité. Ces caractéristiques peuvent faire travailler la charpente en bois, voire l’endommager dans certains cas.

Il faut donc vérifier occasionnellement la charpente pour s’assurer qu’il n’y a pas d’affaissement et que tous les assemblages sont solides. Selon le problème on pourrait remplacer le bois problématique, doubler l’entrait ou les arbalétriers, ou renforcer l’assemblage entrait-arbalétrier. Dans le cas d’insectes ou de champignons, un traitement de fond sera urgent pour éviter la dégradation, voire même la perte de la charpente.