Les avantages d’une toiture végétalisée, aussi appelée “toit vert”, sont multiples :

  • Les matériaux imperméabilisants ont une durée de vie accrue car ils sont protégés de la chaleur, du froid, et des rayons ultraviolets. À eux seuls, ces trois éléments contribuent à la majorité des problèmes de dégradation de la toiture régulière.
  • On obtiendra une durée de vie de 30 à 40 ans avec une toiture végétalisée.
  • De plus ce genre de toiture protège les bâtiments des chocs thermiques et contribue grandement à la stabilité de l’air ambiant intérieur, d’où confort accru.
  • La terre utilisée dans ce genre de toiture, offre une excellente isolation phonique. Une épaisseur de 10 cm de terre peut réduire les bruits d’aviation de 30 décibels, ce qui est considérable.
  • Une substantielle économie d’énergie est obtenue. La terre et les végétaux employés réduiront considérablement la température de la membrane utilisée et par conséquent la température ambiante à l’intérieur de la maison. En hiver, cette même couche végétale réduira également les pertes de chaleurs de l’habitation.
  • Lors des pluies abondantes et des orages, la toiture végétalisée captera l’eau qui servira aux plantes, réduisant ainsi le volume d’eau dirigée vers les égouts pluviaux

Les toits végétalisés : surtout utiles en ville

Nul n’est besoin d’être expert pour savoir que les villes sont plus chaudes que les campagnes. Les rues asphaltées, les édifices en béton, ainsi que les toitures régulières, qui à elles seules représentent 20% des surfaces des grandes villes, captent la chaleur du soleil et contribuent à l’inconfort ressenti durant les canicules.

Source : Maison & Travaux

Au cours des dix dernières années, la température moyenne des grandes villes a augmenté. On estime que la mise en place de 8% de toitures vertes dans une ville serait suffisante pour diminuer la température de 2,0°C et contribuerait à une économie des coûts de climatisation des immeubles d’environ 6%.

La composition d’une toiture végétalisée

Une toiture végétalisée est composée de cinq éléments principaux :

  • La structure portante déterminée principalement en fonction de son utilisation. On utilisera principalement le béton armé, la maçonnerie, le bois, les tôles d’acier nervurées. Elle sera en mesure de supporter le poids de la couche végétale, de l’eau et la neige.
  • Pare-vapeur
  • L’isolant thermique. Celui-ci doit être très résistant à la compression due au poids, résistante également à la propagation des racines.

Source de l’image : OMEGA ÉTANCHÉITÉ

  • Membrane d’étanchéité comprenant les membranes bitumineuses ou synthétiques, ou encore l’asphalte coulé, encore là résistante aux racines.
  • Végétation et son substrat. Devra être léger, résister à la compaction (donc éviter la terre) et être capable de retenir l’eau et être résistante à l’érosion. Les végétaux seront choisis en tenant compte de la rigueur du climat de la région, et du degré d’ensoleillement. On favorisera les plantes vivaces, capables de résister aux températures élevées du toit, et on choisira des variétés indigènes nécessitant peu d’entretien.

Les toitures végétalisées ont une étanchéité et stabilité supérieures aux toitures plates traditionnelles.

Une mauvaise conception de l’ensemble de la terrasse ou une dégradation de l’étanchéité sont des problèmes occasionnellement rencontrés dans ce type de toiture, d’où l’importance d’engager des professionnels chevronnés dans ce type de gros œuvre. En revanche les coûts d’entretien sont minces lorsque l’ouvrage a été réalisé dans les règles de l’art.