On définit la pente du toit comme le rapport entre l’élévation et la portée. L’élévation est la hauteur du toit tandis que la portée est la mesure prise entre les côtés extérieurs de la dernière partie de la charpente.

Il faut retenir que le but principal d’une toiture est de protéger la maison et son contenu de la pluie et de la neige. Pour cela, la toiture devra forcément être imperméable et résistante aux forces occasionnelles de la nature, telles que les vents violents, la grêle, et les orages.

Climat et inclinaison

Il serait logique de croire que la pente de la toiture est déterminée en fonction du climat. Après tout, pourquoi construire une maison à toit plat dans une région affublée de nombreuses précipitations importantes de neige? L’obligation d’enlever la neige pendant l’hiver pour ne pas affaiblir la charpente de la toiture, est à elle seule un facteur à considérer.

Toutefois, le choix du type de toit ne découle pas toujours de la raison et de la logique. Dans le Midi de la France, les toits plats ont pour racine l’héritage romain. Dans la région de Rhône-Alpes, la pente des toits est peu inclinée afin de conserver la neige qui sert à isoler la maison. Alors qu’en Alsace, les toits ont une pente très inclinée pour réduire l’accumulation de neige.

Les facteurs pour déterminer la pente du toit

Pour déterminer la pente de la toiture, on se base sur les facteurs suivants :

  • Les matériaux utilisés pour la toiture. Une tuile utilisée en Provence ne conviendra pas au toit d’une maison en Alsace.
  • La zone climatique. La France est divisée en trois zones : une région dont l’altitude est inférieure à 200 m, une seconde dont l’altitude de se situe entre 200 et 500 m et une troisième dont l’altitude est supérieure à 500 m.
  • L’exposition faible, moyenne ou élevée aux éléments climatiques. Par exemple, une maison en forêt sera plus protégée des vents qu’une autre en montagne élevée.
  • Il faut également tenir compte de l’aspect architectural déterminé par les règles et restrictions imposées par les différentes communes. Il y a autant de variantes qu’il y a de communes en France.