toit tuiles

Les toitures en tuiles

Devis toiture

Les toitures en tuiles offrent un cachet particulier à une maison. Ce matériau est similaire à l’ardoise quand on compare leurs avantages et désavantages tant au point de vue utilitaire qu’esthétique. Les toitures en tuiles sont coûteuses et lourdes donc il faudra vérifier que votre charpente peut les accueillir sans problème, car leur poids varie entre 50 et 90 kg au mètre carré.

Les tuiles sont constituées d’un mélange d’argile que l’on façonne pour lui donner la forme désirée et que l’on cuit au four. L’ajout de colorants peut affaiblir la tuile et la rendre moins durable. Les toitures en tuiles ne sont pas adaptées à toutes les régions en raison du gel qui rend les tuiles poreuses et cassantes.

On retrouve trois styles principaux dans les toitures en tuiles :

  1. Tuiles canal : La tuile canal est posée de telle sorte que l’on alterne le côté arrondi dessous et le côté arrondi dessus. Les tuiles de courant (dessous) sont fixées au toit avec du mortier. Puis on pose les tuiles de couvert (dessus) à cheval sur les tuiles de courant.
  2. Tuiles plates : Les tuiles plates anciennes étaient irrégulières, de coloris variant d’une région à l’autre, plus poreuses et plus épaisses que la tuile moderne. Celle-ci est maintenant fabriquée mécaniquement. Sa forme est rectangulaire avec de nombreuses variantes pour bords inférieurs. L’étanchéité du toit est assurée par le recouvrement double. Les tuiles plates conviennent très bien à des toitures en tuiles à forte pente.
  3. Tuiles à emboîtement : Aussi connue sous le nom de tuile mécanique, le principal avantage de cette tuile est son poids léger (30kg au mètre carré) comparé aux tuiles plates et romanes. Grâce à un système de cannelure et de rainures, l’emboîtement peut être simple, double ou triple et ce dernier offrira une toiture en tuile plus étanche à la pluie, aux vents et aux intempéries. De plus, elle sont relativement économiques car leur forme permet de minimiser le recouvrement et ainsi on utilise moins de tuiles au mètre carré.

Le prix des tuiles

Il va sans dire qu’une toiture simple coûtera moins en matériaux et pose qu’une autre toiture ayant une forme complexe. Il faut tenir compte des accessoires de finition qui peuvent augmenter la facture de 20%. En revanche, si son coût est élevé, sa longévité aussi, soit une cinquantaine d’années.

La tuile en céramique est plus coûteuse qu’une tuile en béton. Le consommateur devra comparer les multiples produits, car d’un fabricant à l’autre, on peut constater une différence importante de prix et de qualité et il faudra jauger ce rapport qualité/prix.

Les tuiles romane

Les tuiles romanes sont très utilisées en France et s’accaparent 40% du marché de la tuile. Les tuiles romanes aussi connues sous le nom de tuiles romaines ont un système d’emboîtement constitué de deux pièces :

  1. Tegula, qui est une grande tuile plate de forme trapézoïde ayant des rebords de quelques centimètres.
  2. Imbrex, qui est une tuile courbe similaire à un U inversé et qui recouvre les joints. Elle sert à former les rigoles d’écoulement des eaux de pluie.

On pose deux rangs de tegulae sur le toit et l’imbrex est installé pour chevaucher les tegulae. Les deux tuiles s’imbriquant l’une sur l’autre offrent ainsi l’étanchéité contre la pluie.

Les tuiles romane

Ce type de toiture a normalement une pente faible (environ 8% et moins) et est sans comble. Elle offre une excellente isolation acoustique et thermique. Toutefois sa conception et sa réalisation sont réservées à des professionnels.

La toiture terrasse peut être accessible ou non accessible, mais on choisit normalement ce type de toiture pour en faire de véritables espaces de vie et pour favoriser l’environnement. Qu’elle soit accessible ou non, la toiture terrasse peut être végétalisée et apporte ainsi des effets bénéfiques d’un point de vue esthétique et environnemental. Les toitures terrasses végétalisées réduisent les monoxydes et dioxydes de carbone dans l’air, produisent de l’oxygène, et contribuent à la fixation des pollens et des poussières atmosphériques.

Il va sans dire que ce type de toiture nécessite un élément porteur robuste, une étanchéité parfaite, une bonne captation, écoulement et élimination des eaux de pluie. L’élément porteur peut être en bois, en dalles de bétons, ou en béton. Dans ce dernier cas, il faut s’assurer que les fondations de la maison ont la capacité de supporter une telle charge et seul un professionnel peut rendre cette expertise.

Nul n’est besoin d’être expert pour savoir que les villes sont plus chaudes que les campagnes. Les rues asphaltées, les édifices en béton, ainsi que les toitures régulières, qui à elles seules représentent 20% des surfaces des grandes villes, captent la chaleur du soleil et contribuent à l’inconfort ressenti durant les canicules. Au cours des dix dernières années, la température moyenne des grandes villes a augmenté. On estime que la mise en place de 8% de toitures vertes dans une ville serait suffisante pour diminuer la température de 2,0°C et contribuerait à une économie des coûts de climatisation des immeubles d’environ 6%.

Les avantages d’une toiture végétalisée sont multiples :

  • Les matériaux imperméabilisants ont une durée de vie accrue car ils sont protégés de la chaleur, du froid, et des rayons ultraviolets. À eux seuls, ces trois éléments contribuent à la majorité des problèmes de dégradation de la toiture régulière.
  • On obtiendra une durée de vie de 30 à 40 ans avec une toiture végétalisée.
  • De plus ce genre de toiture protège les bâtiments des chocs thermiques et contribue grandement à la stabilité de l’air ambiant intérieur, d’où confort accru.
  • La terre utilisée dans ce genre de toiture, offre une excellente isolation phonique. Une épaisseur de 10 cm de terre peut réduire les bruits d’aviation de 30 décibels, ce qui est considérable.
  • Une substantielle économie d’énergie est obtenue. La terre et les végétaux employés réduiront considérablement la température de la membrane utilisée et par conséquent la température ambiante à l’intérieur de la maison. En hiver, cette même couche végétale réduira également les pertes de chaleurs de l’habitation.
  • Lors des pluies abondantes et des orages, la toiture végétalisée captera l’eau qui servira aux plantes, réduisant ainsi le volume d’eau dirigée vers les égouts pluviaux

Une toiture végétalisée est composée de cinq éléments :

  1. La structure portante déterminée principalement en fonction de son utilisation. On utilisera principalement le béton armé, la maçonnerie, le bois, les tôles d’acier nervurées. Elle sera en mesure de supporter le poids de la couche végétale, de l’eau et la neige.
  2. Pare-vapeur
  3. L’isolant thermique. Celui-ci doit être très résistant à la compression due au poids, résistante également à la propagation des racines,
  4. Membrane d’étanchéité comprenant les membranes bitumineuses ou synthétiques, ou encore l’asphalte coulé, encore là résistante aux racines.
  5. Végétation et son substrat. Devra être léger, résister à la compaction (donc éviter la terre) et être capable de retenir l’eau et être résistante à l’érosion. Les végétaux seront choisis en tenant compte de la rigueur du climat de la région, et du degré d’ensoleillement. On favorisera les plantes vivaces, capables de résister aux températures élevées du toit, et on choisira des variétés indigènes nécessitant peu d’entretien.

Les toitures végétalisées ont une étanchéité et stabilité supérieures aux toitures plates traditionnelles.

Une mauvaise conception de l’ensemble de la terrasse ou une dégradation de l’étanchéité sont des problèmes occasionnellement rencontrés dans ce type de toiture, d’où l’importance d’engager des professionnels chevronnés dans ce type de gros œuvre. En revanche les coûts d’entretien sont minces lorsque l’ouvrage a été complété dans les règles de l’art.