construction toit

Construction d'un toit plat

Devis toiture

De toute évidence, un toit plat est un toit horizontal ou quasi-horizontal ayant une légère pente d’environ 5% ou moins qui facilitera l’écoulement des eaux. Traditionnellement, les toits plats étaient tout simplement recouverts de bitume et de gravier et fonctionnaient bien à condition d’avoir un bon écoulement des eaux de pluie. Toutefois, les toits plats de ce type ont tendance à s’affaisser avec le temps, et dans les régions plus froides ces surfaces s’avèrent problématiques lorsque les accumulations de glace nuisent à l’évacuation des eaux. D’autres problèmes reliés aux toits plats, sont le manque d’isolation, les chocs thermiques, les infiltrations d’eau, les problèmes de condensation et par conséquent de moisissures.

Un autre problème inhérent aux toits plats, est l’étanchéité mais les matériaux et techniques d’installation se sont grandement améliorées avec les années. Encore là, il faut s’assurer que le maître d’œuvre est spécialisé dans ce type d’ouvrage. Une installation inadéquate peut être corrigée dans le cas d’un toit en pente mais pas dans le cas d’un toit plat.

Les toits plats modernes utilisent une membrane ininterrompue plus résistante aux accumulations d’eau. Cette membrane peut également être appliquée en lanières et on appliquera un adhésif et un scellant sur les parties qui se chevauchent. Leur durée de vie est d’environ 15 à 20 ans.

Une autre option pour les toits plats, celle-ci beaucoup plus coûteuse, consiste à les fabriquer en métal, par exemple le cuivre ou le zinc. Les joints seront alors soudés ensemble pour assurer l’étanchéité.

On retrouve principalement les toits plats dans les bâtiments industriels et commerciaux ainsi que les immeubles d’habitation car ils nécessitent une charpente simple et moins coûteuse que celle conçue pour les toitures à pente. Les toits plats sont plus rares pour les maisons individuelles mais certaines régions moins soumises aux pluies et aux intempéries d’hiver comptent un nombre élevé de ce genre de toiture. Malgré que le toit en pente soit plus esthétique, le toit plat a la capacité de résister à une charge plus élevée qu’un toit à pente car la pression d’un toit plat est répartie sur l’ensemble de la structure alors que dans un toit en pente, la pression pousse sur les murs extérieurs.

On discerne trois types de toit plat :

  1. Le couvreur pour la toiture á froide
  2. Le couvreur pour la toiture á chaude
  3. Le couvreur pour la toiture á inversée

Toiture froide :

On évite ce type de toiture car l’isolation est placée sous la structure portante et la construction est sujette à d’importantes tensions thermiques qui peuvent causer des fissures à la jonction avec les murs. Ce type de toiture peut également causer des problèmes de condensation à la structure interne du bâtiment car la vapeur ne peut d’évacuer vers l’extérieur. Il faudra se méfier des professionnels qui voudraient préconiser ce type de toiture qui est économique et rapidement mise en place.

Toiture chaude :

Dans ce type de toiture, on commence par installer un pare-vapeur au-dessus de la structure portante, contrairement à le placer sous la structure portante dans le cas d’une toiture froide. Sur ce pare-vapeur, on place l’isolant dont le choix peut être soit des panneaux synthétiques ou de la laine minérale. On termine avec la couverture du toit. La structure portante du bâtiment est ainsi plus résistante aux chocs thermiques. La température de la maison étant suffisamment élevée, la vapeur ne se condensera pas contre le pare-vapeur car celui-ci et placé du côté chaud de cet assemblage. L’isolant protège le plancher de la toiture, réduisant ainsi les écarts de température qui pourraient augmenter les risques de fissurations. Elle est plus vulnérable à la dégradation mécanique. Règle générale, son coût est moindre que celui d’une toiture inversée.

Toiture inversée :

Dans ce cas-ci, la couche isolante est placée sur la couverture du toit, à condition toutefois que celle-ci soit encore en très bon état. L’isolant étant ainsi soumis à des conditions climatiques humides, on utilisera du polystyrène expansé ou extrudé. Pour protéger l’isolant on terminera avec une couche de gravier ou par la mise en place d’une toiture dite « verte ». Il faudra s’assurer de l’étanchéité des raccords entre les panneaux et entre les panneaux et les murs. Comportant moins de couches, elle est plus simple qu’une toiture chaude et le danger de condensation est minime. Toutefois sa structure est plus lourde et nécessite une plus grande épaisseur d’isolation que pour une toiture chaude. Puis finalement la toiture inversée est généralement plus coûteuse qu’une toiture chaude.

Construction toiture terrasse

Ce type de toiture a normalement une pente faible (environ 8% et moins) et est sans comble. Elle offre une excellente isolation acoustique et thermique. Toutefois sa conception et sa réalisation sont réservées à des professionnels.

La toiture terrasse peut être accessible ou non accessible, mais on choisit normalement ce type de toiture pour en faire de véritables espaces de vie et pour favoriser l’environnement. Qu’elle soit accessible ou non, la toiture terrasse peut être végétalisée et apporte ainsi des effets bénéfiques d’un point de vue esthétique et environnemental. Les toitures terrasses végétalisées réduisent les monoxydes et dioxydes de carbone dans l’air, produisent de l’oxygène, et contribuent à la fixation des pollens et des poussières atmosphériques.

Il va sans dire que ce type de toiture nécessite un élément porteur robuste, une étanchéité parfaite, une bonne captation, écoulement et élimination des eaux de pluie. L’élément porteur peut être en bois, en dalles de bétons, ou en béton. Dans ce dernier cas, il faut s’assurer que les fondations de la maison ont la capacité de supporter une telle charge et seul un professionnel peut rendre cette expertise.

Nul n’est besoin d’être expert pour savoir que les villes sont plus chaudes que les campagnes. Les rues asphaltées, les édifices en béton, ainsi que les toitures régulières, qui à elles seules représentent 20% des surfaces des grandes villes, captent la chaleur du soleil et contribuent à l’inconfort ressenti durant les canicules. Au cours des dix dernières années, la température moyenne des grandes villes a augmenté. On estime que la mise en place de 8% de toitures vertes dans une ville serait suffisante pour diminuer la température de 2,0°C et contribuerait à une économie des coûts de climatisation des immeubles d’environ 6%.

Les avantages d’une toiture végétalisée sont multiples :

  • Les matériaux imperméabilisants ont une durée de vie accrue car ils sont protégés de la chaleur, du froid, et des rayons ultraviolets. À eux seuls, ces trois éléments contribuent à la majorité des problèmes de dégradation de la toiture régulière.
  • On obtiendra une durée de vie de 30 à 40 ans avec une toiture végétalisée.
  • De plus ce genre de toiture protège les bâtiments des chocs thermiques et contribue grandement à la stabilité de l’air ambiant intérieur, d’où confort accru.
  • La terre utilisée dans ce genre de toiture, offre une excellente isolation phonique. Une épaisseur de 10 cm de terre peut réduire les bruits d’aviation de 30 décibels, ce qui est considérable.
  • Une substantielle économie d’énergie est obtenue. La terre et les végétaux employés réduiront considérablement la température de la membrane utilisée et par conséquent la température ambiante à l’intérieur de la maison. En hiver, cette même couche végétale réduira également les pertes de chaleurs de l’habitation.
  • Lors des pluies abondantes et des orages, la toiture végétalisée captera l’eau qui servira aux plantes, réduisant ainsi le volume d’eau dirigée vers les égouts pluviaux

Une toiture végétalisée est composée de cinq éléments :

  1. La structure portante déterminée principalement en fonction de son utilisation. On utilisera principalement le béton armé, la maçonnerie, le bois, les tôles d’acier nervurées. Elle sera en mesure de supporter le poids de la couche végétale, de l’eau et la neige.
  2. Pare-vapeur
  3. L’isolant thermique. Celui-ci doit être très résistant à la compression due au poids, résistante également à la propagation des racines,
  4. Membrane d’étanchéité comprenant les membranes bitumineuses ou synthétiques, ou encore l’asphalte coulé, encore là résistante aux racines.
  5. Végétation et son substrat. Devra être léger, résister à la compaction (donc éviter la terre) et être capable de retenir l’eau et être résistante à l’érosion. Les végétaux seront choisis en tenant compte de la rigueur du climat de la région, et du degré d’ensoleillement. On favorisera les plantes vivaces, capables de résister aux températures élevées du toit, et on choisira des variétés indigènes nécessitant peu d’entretien.

Les toitures végétalisées ont une étanchéité et stabilité supérieures aux toitures plates traditionnelles.

Une mauvaise conception de l’ensemble de la terrasse ou une dégradation de l’étanchéité sont des problèmes occasionnellement rencontrés dans ce type de toiture, d’où l’importance d’engager des professionnels chevronnés dans ce type de gros œuvre. En revanche les coûts d’entretien sont minces lorsque l’ouvrage a été complété dans les règles de l’art.

Pose toiture

La pose d’une toiture commence toujours par une planification méticuleuse des opérations. Cette précaution permet d’estimer précisément la durée du projet, de respecter fidèlement le budget alloué et de réduire au minimum les problèmes et les surprises désagréables.

Dans toute construction neuve ou rénovation de toiture, il y a deux éléments dont il faut tenir compte :

  1. l’ aspect utilitaire : types de toiture, matériaux, isolation.
  2. l ’aspect esthétique : agencement et harmonisation des couleurs, formes et matériaux avec l’ensemble de la maison et du voisinage. Généralement, on se limite à un maximum de trois couleurs pour l’extérieur de la maison. Il faudra décider si vous voulez créer une harmonie ou un contraste.

Il faut retenir que les modes et les styles sont éphémères. S’il est facile de remplacer les rideaux parce que les couleurs sont désuètes, il est beaucoup plus complexe et problématique de remplacer la toiture parce qu’elle n’est pas au goût du jour. Certaines couleurs et styles ne seront jamais démodés. Promenez-vous dans votre ville et examinez les maisons semblables à la votre. Il importe également de marier le type de toiture avec la maison. Par exemple, on ne couvrira pas une maison de style méditerranéen avec du bardeau d’asphalte. On choisira plutôt une tuile d’argile.

Dans cette étape de planification, on examine et compare les différents produits disponibles en évaluant leurs qualités et défauts. Il existe une énorme variété de matériaux de toiture et la tâche de sélection peut s’avérer ardue car on tient compte du coût, de l’apparence, de la longévité, de la facilité d’installation, et de l’entretien requis.

Pour la plupart des propriétaires, le coût est le premier facteur qu’ils considèrent. Pour vous donner un aperçu général, l’ardoise, les tuiles d’argiles et les feuilles de cuivre figurent parmi les matériaux de toiture les plus coûteux, suivi des autres toitures métalliques, des bardeaux de cèdre, des bardeaux d’asphalte, et finalement la toiture en rouleaux. Il importe de comparer les prix entre les différents fournisseurs.

Quoique le coût soit un facteur important, il faut considérer la durabilité des produits. Certains ont une durée de vie de 50 ans tandis que d’autres seront à remplacer dans aussi peu que 10 ans. Si l’ardoise, les tuiles d’argiles et les feuilles de cuivre étaient en tête de liste pour les coûts, ces matériaux sont aussi les plus durables, certains étant garantis pour 50 ans. À l’opposé, les couvertures en rouleau ont une longévité de 10 ans.

Cette étape de sélection peut être ardue mais le temps investi est précieux. Ainsi vous aurez en bout de ligne, fait un choix averti et mûri et vous n’aurez pas de regrets.

Si la planification est à la portée de tout le monde, la réalisation des travaux ne l’est pas et devrait être confiée à des professionnels. Ces travaux exigent des compétences et expérience solides sans compter la panoplie d’outils nécessaires.

Si vous optez pour faire les travaux vous-même, il est important de connaître le déroulement général des opérations. Il faut établir un ordre logique des travaux. Ceci vous permettra de travailler de façon efficace, car il ne faut pas exposer inutilement la maison aux pluies. Plutôt que d’enlever entièrement l’ancienne toiture, il serait sage de se limiter à une petite section qu’on peut remplacer le jour même. Les professionnels ne travaillent jamais seuls et leur expérience et compétence leur permettent de travailler rapidement de telle sorte que la toiture n’est jamais dénudée longtemps. Essayez de visualiser chacun des éléments de la toiture et l’ordre dans lequel ils seront installés. Par exemple, les gouttières seront posées après que la toiture sera terminée.

Chaque matériau requiert une technique de pose spécifique et il n’est pas du ressort de cette rubrique de présenter les méthodes appropriées. Toutefois les matériaux doivent être installés sur une surface plane et robuste. Dans le cas d’une rénovation, les panneaux endommagés devront être remplacés avant la pose des tuiles.

Les professionnels utilisent des appuis de toiture pour se sécuriser sur les toits en pente et y travailler sans entrave. Le support est fixé en commençant par le bas, permettant au couvreur de s’appuyer sur les parties complétées et de se diriger vers le faîte.

Vérifiez auprès de votre fournisseur si les matériaux peuvent être livrés à l’aide d’un camion à flèche, ce qui permettra de déposer les tuiles directement sur le toit plutôt que sur le sol. Vous épargnerez ainsi du temps et surtout votre dos car les matériaux de toit sont lourds.

Une des premières opérations suivant l’arrachement du vieux toit, du papier goudronné et des vieux clous, est de tracer la ligne horizontale du pan de couverture ainsi que la ligne de la plus grande pente. La plus haute précision est de mise pour ces traçages.

Les matériaux sont posés en commençant par le bas de façon à ce que la seconde rangée chevauche la première et que la troisième rangée chevauche la seconde et ainsi de suite. On commence généralement par la droite.

Construction de la Pente de toiture

On définit la pente du toit comme le rapport entre l’élévation et la portée. L’élévation est la hauteur du toit tandis que le la portée est la mesure prise entre les côtés extérieurs de la dernière partie de la charpente.

Il faut retenir que le but principal d’une toiture est de protéger la maison et son contenu de la pluie et de la neige. Pour cela, la toiture devra forcément être imperméable et résistante aux forces occasionnelles de la nature, telles que les vents violents, la grêle, et les orages.

Il serait logique de croire que la pente de la toiture est déterminée en fonction du climat. Après tout, pourquoi construire une maison à toit plat dans une région affublée de nombreuses précipitations importantes de neige? L’obligation d’enlever la neige pendant l’hiver pour ne pas affaiblir la charpente de la toiture, est à elle seule un facteur à considérer.

Toutefois, le choix du type de toit ne découle pas toujours de la raison et de la logique. Dans le Midi de la France, les toits plats ont pour racine l’héritage romain. Dans la région de Rhône-Alpes, la pente des toits est peu inclinée afin de conserver la neige qui sert à isoler la maison. Alors qu’en Alsace, les toits ont une pente très inclinée pour réduire l’accumulation de neige.

Pour déterminer la pente du toit, on se base sur les facteurs suivants :

  • Les matériaux utilisés pour la toiture. Une tuile utilisée en Provence ne conviendra pas au toit d'une maison en Alsace.
  • La zone climatique. La France est divisée en trois zones : une région dont l'altitude est inférieure à 200 m, une seconde dont l'altitude de se situe entre 200 et 500 m et une troisième dont l'altitude est supérieure à 500 m.
  • L’exposition faible, moyenne ou élevée aux éléments climatiques. Par exemple, une maison en forêt sera plus protégée des vents qu’une autre en montagne élevée.
  • Il faut également tenir compte de l'aspect architectural déterminé par les règles et restrictions imposées par les différentes communes. Il y a autant de variantes qu'il y a de communes en France.